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Le jeu d’échecs de Marcel Duchamp est privé d’impression 3D par ses ayants-droits

Voulant rendre hommage à Marcel Duchamp et redonner vie à une oeuvre qu’ils croyaient perdue à jamais, des artistes avaient recréé en modèle 3D imprimable le jeu d’échecs qu’il avait dessiné au début du siècle dernier. Mais les ayants droit ont fait valoir leurs droits et supprimer (presque) toutes les références, souhaitant que l’exemplaire reste unique.

 

C’est en 1918, alors qu’il était en Argentine, que Marcel Duchamp, féru d’échec et champion régional (Haute-Normandie) a réalisé cet ensemble unique de pièces.

Le jeu, unique, a disparu et il n ‘en restait que des photographies.

Comme le relate le site Numerama, l’artiste américain, Scott Kidall, avait d’abord eu l’idée en 2010 de créer un jeu d’échec en ligne dont les pièces reprenaient le design imaginé par Duchamp il y a bientôt un siècle. Puis, comme l’avait raconté en juillet dernier le site FastCo Design, Kidall s’est rapproché d’un modéliste, Bryan Cera, qui a recréé à l’identique les pièces du jeu d’échecs de Marcel Duchamp en étudiant les photographies réalisées à l’époque, et en appliquant des méthodes d’extrapolation géométrique. Puis, ils avaient mis en ligne les modèles 3D du jeu d’échecs de Duchamp sur Thingiverse la référence pour la distribution sous licence libre des modèles imprimables en trois dimensions. Ce faisant, l’exemplaire unique de la création de l’artiste devenait reproductible à l’infinie, par n’importe qui sur Terre téléchargeait et exploitait les fichiers 3D .

Les ayants-droits de l’artiste franco-américain ont décidé de faire censurer les modèles 3D, qui ont été supprimés de Thingiverse. L

Les ayants droits de Duchamp ont exigé la suppression de toute référence aux modèles 3D de l’oeuvre de l’artiste, en se reposant sur le droit d’auteur français. Au passage, la famille aurait expliqué à Bryan Sera que le jeu d’échecs n’était pas perdu à jamais comme le voulait la légende, mais qu’il était précieusement conservé par un collectionneur privé.

Source : NUMERAMA